• Amandine Mujinga

Danser pour s'élever

Mis à jour : 10 avr. 2019

Quand l'école est finie, Mike Wamaya enseigne les pointes, pirouettes et entrechats aux enfants de Kibera, un bidonville située en plein cœur de la capitale kényane, Nairobi. Une initiation à la danse classique à mille lieues de l’environnement quotidien de ses élèves.


Lors de la distribution des justaucorps, les éclats de rires fusent de toute part. Puis la magie opère, les enfants se prennent au jeu avec grâce. Ils instaurent ainsi un véritable contraste entre la beauté de l’exercice et la morosité du cadre, une salle de classe insalubre et mal éclairée. Il faut dire aussi que le professeur, un ancien danseur et chorégraphe professionnel, a sa méthode bien à lui pour enseigner : « On se lève, on s’étire bien avant, on pousse, on se redresse… Et vous vous dîtes ‘Comme je suis magnifique !’ ».


Mike ne nourrit pas l’ambition de faire de ces enfants des futurs danseurs. Il les entraine chaque semaine afin qu’ils développent leur imagination au-delà de la misère apparente. Qu’ils se projettent physiquement et mentalement à travers cet art. Qu’ils prennent tout simplement confiance en eux. « Si tu as suffisamment confiance en toi, tu peux aller où tu veux, être qui tu veux, décider de ton avenir. C’est ça, c’est ce que j’enseigne », se réjouit le maître.


Mais Mike n’est pas seul. Disposant de peu de moyens, il travaille en collaboration avec une organisation non gouvernementale, Anno’s Africa. L’ONG britannique chapeaute ainsi ce programme éducatif artistique alternatif qui bénéficie à plus de 800 enfants au Kenya.




Envie d'en savoir plus ? Suivez le reportage d'Anouk Burel, David Da Meda, Kamel Founas et Isabelle Tartakovski, diffusé dans "Envoyé spécial"

A voir aussi, Mike Wamaya, fondateur du Projet Elimu

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